Le baril de pétrole tombe à son plus bas niveau depuis novembre 2016

In ECONOMIE
Le baril de pétrole

Poussé vers le bas par un marché de plus en plus inondé, le baril de pétrole poursuit son repli entamé depuis le début de la semaine.

Selon Zone Bourse, jeudi, à la clôture, le WTI, référence américaine du brut, « a perdu 27 cents à 44,46 dollars sur le contrat pour livraison en juillet sur le Nymex, son plus bas niveau depuis la fin du mois de novembre 2016 ». A Londres, poursuit la même source, « le cours du baril de Brent de la mer du Nord a reculé de 8 cents, à 46,92 dollars, sur le contrat pour livraison en août sur l’ICE. C’est son niveau le plus bas depuis fin novembre ».


Il faut souligner que la récente surabondance de l’offre sur le marché, est portée par les deux pays de l’OPEP qui ont bénéficié d’une exemption de réduction à Vienne à la fin de l’année 2016. Ceux-ci (la Libye et le Nigéria) ont, à eux seuls ajouté 352 000 barils par jour à la production de l’OPEP au terme du mois de mai 2017. Et la situation ne risque pas de s’arranger pour le marché.

Le Nigéria devrait, grâce à la remise en service de ses installations de Forcados, porter ses exportations du mois de juillet prochain à 1,84 million de barils par jour, loin devant celles de l’Angola (1,55 million de barils par jour). Pour ce qui est de la Libye, le retrait jeudi à Glencore de ses droits d’exportation sur le pétrole de Hariga devrait techniquement abattre ses exportations d’au moins 250 000 barils par jour, sauf cas de surprise.

Par ailleurs, mercredi, le département américain de l’énergie a publié un rapport selon lequel les stocks d’essence ont augmenté. De plus, la production de schiste y demeure toujours très soutenue. Cette situation a conduit de nombreux analystes du marché à, une fois de plus, attirer l’attention de l’OPEP sur la nécessité d’opérer des coupes plus importantes chez ses membres et d’appliquer des quotas de réduction à la Libye et au Nigéria.


Malgré les efforts de l’organisation pour faire remonter les prix à travers la réduction des stocks, ceux-ci s’accumulent néanmoins et mettent en danger les perspectives du marché. Cette semaine, un rapport de l’AIE a indiqué qu’en 2018, la production des pays non-OPEP, avec pour chef de file les Etats-Unis, devrait augmenter de 1,5 million de barils par jour. La demande mondiale augmentera quant à elle, de 1,4 million de barils par jour en 2018. Une autre phase de surabondance et de volatilité attend donc le marché de l’or noir.

Source: agenceecofin.com


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