Cameroun – Paul Biya et son chef d’état-major au cœur d’un détournement?

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Paul Biya et son chef d'état-major

L’ancien nonce Ariotti avait rembourse cet argent de corruption qu’il avait reçu de Mgr Adalbert Ndzana pour acheter son silence  lors de son vol des dons du sanctuaire marial s’élevant a 615 millions FCFA. Le pape François remit en début 2015 l’argent à Paul Biya,
qui trimbale la bénéficiaire Anastasie Faure depuis lors jusqu’a ce jour.

Ses hommes la menacent de mort, lui interdisent de mettre les pieds au Cameroun,
ou son site marial tombe en ruine après l’assassinat de sa mère et la mort mystérieuse récente de son frère.


La plus grave erreur qu’avait commise Mme Anastasie Faure née Obono, une catholique laïque ayant collecté en Europe plus d’un million d’euros pour construire le site appelé Notre Dame du Mont-Carmel, un centre religieux et de charité dans son village natal de Nkolmebem (Arrondissement d’Akoéman, département du Nyong et So’o, province du Centre), c’est de faire confiance en un homme en soutane, un évêque catholique, Mgr Adalbert Ndzana.

Pour avoir accepté que ses donateurs européens virent leurs dons dans le compte du diocèse de Mbalmayo géré exclusivement par l’évêque Adalbert Ndzana, comme ce dernier le lui avait proposé avant de lui voler 938 000 euros au total après son accord, Mme Anastasie Faure a payé le lourd prix de son erreur par
– la perte de la vie de sa mère Juliette Étoa, assassinée (et trouvée le 10 février 2008 au matin dans un bain de sang en tenue du Rdpc) par trois tueurs sur ordre d’Adalbert Ndzana afin de la choquer et faire fuir du Cameroun en abandonnant les poursuites judiciaires en cours pour recouvrer son argent,
– l’acharnement des puissants de régime Biya (saisis par Adalbert Ndzana) contre elle par des menaces et attentats contre sa vie,
– le sabotage par le régime des procès qu’elle a intentés,
– son obligation de ne plus mettre les pieds au Cameroun
– afin qu’elle oublie tout l’argent qu’ils lui ont vole, ainsi que son site marial sur lequel elle a investi plus d’un million d’euros pour creer des emplois et aider les pauvres camerounais.

Après avoir reçu dans les comptes de son diocèse de Mbalmayo environ 938 000 euros, soit 615 millions de francs Cfa, Mgr Ndzana se mit à envoyer des lettres aux donateurs européens accusant faussement Mme Anastasie Faure d’avoir perçu leurs fonds mais de n’avoir rien investi sur le site de Nkolmebem, situé à 49 kilomètre de Mbalmayo.


Peine perdue, puisque les donateurs écoutent Anastasie et stoppent l’envoi de leurs dons.
Le 8 septembre 2005, Anastasie porte en effet plainte contre le tacheron d’Adalbert Ndzana, Dominique Akama Abada, pour abus de confiance aggravé. Pendant que le procès suit son cours au Tribunal de grande instance du Nyong et So’o, elle dépose une citation directe au parquet contre l’évêque Adalbert Ndzana le 25 janvier 2006, l’accusant a l’epoque d’un détournement de 183 millions Fcfa. Les tribunaux de Mbalmayo et celui d’appel de Yaoundé refusent curieusement que l’évêque Adalbert Ndzana comparaisse devant le tribunal pour être entendu par le juge.

Lorsque Anastasie Faure maintient ses poursuites contre Adalbert Ndzana et son tâcheron Akada Abada Dominique (imposé par l’évêque mais n’ayant pas exécuté les travaux contractés) pour vol des fonds, abus de confiance aggravé et meurtre de sa mère, l’évêque de Mbalmayo est irrité par l’obstination de Mme Faure à aller jusqu’au bout des procédures judiciaires. Il saisit le président de la République, Paul Biya, et le ministre de la justice et les autorites de son eglise.

Mgr Adalbert Ndzana prend soin de corrompre tout le monde au passage, y compris le Nonce apostolique Mgr Eliseo Antonio Ariotti pour acheter son silence, et les ministres et les proches de Paul Biya à la présidence pour acheter leur protection. Au point que devant le tribunal de Mbalmayo, à la surprise de tous, dépose comme témoin en faveur d’Adalbert Ndzana le Secrétaire général de la présidence de la République, Atangana Mebara, celui-là que le cardinal Christian Tumi soutiendra plus tard du fond de sa prison de Kondengui. Par contre les tribunaux refusent d’obliger l’évêque de Mbalmayo à comparaître à la barre, lui l’accusé, sous prétexte qu’un évêque est couvert d’immunité.
« Nous avons demandé que l’évêque dépose au tribunal, mais une espèce de juridisme a amené le tribunal de grande instance du Nyong et So’o à refuser le témoignage de l’évêque dans un jugement avant dire droit. Nous n’avons pas lâché prise. Nous l’avons attaqué en citation directe, dans un autre procès singulier. Cela fait 14 mois que l’affaire est appelée, mais il ne s’est jamais présenté devant la barre », se plaignait Maitre Bell-Hagbe Just-John, avocat de Mme Anastasie Faure le 7 juillet 2008 au micro de Souley Onohiolo de Le Messager.


Dans sa lettre du15 janvier 2008 (moins d’un mois avant l’assassinat de Mme Juliette Etoa) où il saisit une fois de plus le chef de l’Etat, le président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, le nonce apostolique au Cameroun, les évêques, le ministre de la Justice et bien d’autres personnalités de la République, Mgr Adalbert Ndzana parle alors de vice de forme du procès, de délire paranoïaque de dame Faure à travers la variation des sommes incriminées, etc. « Ce procès est vicié à la base, car dame Faure n’est nullement qualifiée» et ses actions «près les tribunaux de première et grande instance à Mbalmayo aussi bien contre le diocèse que contre M. Dominique Akama est nulle et de nul effet», tranche Mgr Adalbert Ndzana.

Commence alors la pluie des menaces, intimidations et tentatives d’assassinat contre Anastasie, par les membres du gouvernement et proches de Paul Biya. Le chef d’état-major particulier de Paul Biya, le général de brigade aérienne Amougou Bete Emmanuel, et son frère l’Abbé Cosmas Mbida avaient failli la tuer.

Le ministre Grégoire Owona, celui-là même qui avait menacé la maman Juliette Etoa de mort quelques jours avant son assassinat, invita Anastasie de le rencontrer de nuit. Elle sentit le danger et déjoua cette autre tentative.
Debut 2015, Mgr Ariotti le Nonce en fin de sejour au Cameroun, fait mea culpa, et rend au Pape l’argent de corruption qu’Adalbert Ndzana lui avait donne, au total 105 millions de francs Cfa.
Le 18/02/2015, le gardien du site de Nkolmebem, Amougou François Joseph, dit au téléphone à Anastasie que son frère le général le Général Amougou Bete Emmanuel demandait à ce qu’elle lui fasse parvenir la photocopie de son Passeport et son Rib bancaire. Le Général au téléphone explique en effet à Anastasie qu’il est chargé de liquider son dossier par la haute instruction du Président de La République, et qu’un versement d’un montant de 105 millions de Francs Cfa sera effectué dans son compte bancaire, et qu’ampliation sera faite à Madame l’Ambassadeure France, Madame Christine Robichon. Le lendemain, Anastasie lui adresse les documents demandés.

Le gardien Amougou François Joseph abandonnera le site, tout en continuant de percevoir son salaire de 50 000 francs Cfa, en arguant que son frère le lui a demandé. Embauché en effet par Anastasie depuis novembre 2012, ce gardien abandonne son poste après avoir volé des nombreux effets, dont les plaques solaires éclairant le site, des appareils électroménagers, et autres outils indispensables pour l’entretien du site.

Le 30/02/2015, pendant qu’elle attend encore le virement promis, Anastasie reçoit un appel du téléphone numéro 237 699 942 2619 et un message du colonel Bamkoui qui l’informe que le président de la République lui a confié l’enquête sur son argent. Elle rappelle, mais c’est plutôt un téléphone d’écoute. Vérifications faites, il s’agit du commandant Emile Joël Bamkoui qui avait assassiné le feu inspecteur de police Mapouro le 14 novembre 2008 à Douala.

Le 16 mars 2015, l’Abbé Cosmas Mbida, curé de la paroisse Christ Roi d’Obout et petit frère du général Amougou Emmanuel, appelle Anastasie, à partir du téléphone numéro 237 661 022 678, et lui laisse le message suivant:
«Maman, bonjour! J’ai été longuement interrogé par le Nonce, ceci pour un règlement pacifique. Donnes-moi la conduite à tenir».

iqué dans la mort de 5 enfants de sa mission d’Obout par noyade, parmi les 15 qu’il amena dans la rivière. Il fut interpellé, mais son frère le general Amougou Bete Emmanuel ordonna sa libération. (Ils avaient a l’epoque proposé un million de francs Cfa à chaque famille des enfants morts pour les faire taire. L’une d’elles a refusé, pour continuer les poursuites judiciaires, sans aucun résultat).

Le général de brigade aérienne Amougou Bete Emmanuel informera Anastasie Faure que le Nonce Mgr Eliseo Antonio Ariotti, arrivé en fin de séjour (et ayant quitté finalement le Cameroun en Juillet 2015 pour rejoindre le Paraguay), avait remis au Pape, au Vatican, pour transmission au président Paul Biya, 105 millions de francs Cfa en guise de remord et de repentance (mea culpa), afin que la Président de la République du Cameroun remette cet argent à Mme Anastasie Faure née Obono dans l’affaire tragique l’opposant à Adalbert Ndzana.

Ce Nonce reconnaissait donc enfin (apres avoir pendant nie d’avoir ete corrompu par Adalbert Ndzana comme l’indiqua l’enquete du Messager) que l’évêque Adalbert Ndzana l’avait effectivement corrompu avec 105 millions de francs Cfa pour acheter son silence.
Le général Amougou Emmanuel demandait maintenant à Anastasie Faure de venir au Cameroun, au lieu de lui virer l’argent dans son compte bancaire comme il lui avait promis plusieurs mois auparavant. Ce qu’elle avait rejeté, craignant pour sa vie.
Car c’était un piège pour éliminer Anastasie.

Le général Amougou Emmanuel, l’Abbé Cosmas Mbida et Martin Belinga Eboutou attendaient en effet Anastasie Faure pour la tuer. Un jour, ils envoyèrent en effet Amougou François Joseph (petit frère du général et gardien du site) forcer la porte d’entrée et la salle de bain de la maison où Anastasie était sensée se trouver.

Finalement, Amougou Emmanuel et son frère Cosmas Mbida, les mêmes qui lui avaient demandé de venir à Yaoundé pour un arrangement à l’amiable, après avoir vainement tenté de la tuer, demandent maintenant à Anastasie de ne plus mettre les pieds au Cameroun, sinon un autre assassinat pourrait avoir lieu à Nkolmebem, son village hebergeant le sanctuaire marial.

Le 04/12/2015 Anastasie reçoit un coup de fil du colonel Bamkoui qui lui dit qu’il se trouve dans le bureau de l’ancienne ambassadrice de France au Cameroun, Mme Christine Robichon, et que celle-ci avait visité le site du sanctuaire marial de Nkolmebem (entretemps enregistré comme site touristique par Belo Bouba Maigari le Ministère du tourisme, sur instructions du chef d’État), et que l’enquête a été transférée à Paris.

Bamkoui, alors chef PCOPS à la gendarmerie nationale du Cameroun, lui explique que la présidence lui a confié l’enquête parce que François Hollande en avait fait part à Paul Biya, qui a confié l’enquête au général Amougou Emmanuel. Il cherchait donc à rencontrer Anastasie en France… certainement pour l’effacer.

Le colonel Bamkoui est en réalité un protégé du général Amougou Emmanuel. Anastasie Faure a eu la sagesse de décliner toute rencontre avec lui.
Depuis lors, la presidence de la Republique a bloque l’affaire, sans rien payer a Anastasie Faure, meme pas les 105 millions que Paul Biya avait recu du Pape pour lui remmettre, et encore moins ordonner a la justice de poursuivre Mgr Adalbert Ndzana.
Zacharie, le frère d’Anastasie qui veillait au sanctuaire marial de Nkolmebem, vient de décéder il y’a deux semaines de manière tout à fait suspecte.

Le procureur de la République, Moussa Emmanuel, reçut des pressions. Sa hiérarchie lui demanda de changer sa réquisition exigeant de poursuivre Adalbert Ndzana. Il refusa de le faire. Sur instructions de Laurent Esso, Moussa fut relevé le 18 juillet 2008 par décret présidentiel 2008-240 de ses fonctions de procureur de Mbalmayo et renvoyé à son administration d’origine, comme chargé d’études assistant à la sous-direction de l’action pénale. Un garage, pour ce magistrat qui a choisi de mourir pourvu que son intégrité reste sans tâche.

Paul Biya, même après que la victime l’ai saisi par lettre du 28/10/2015 lors de sa visite en France, n’a rien fait jusqu’à ce jour pour que Mme Anastasie Faure, après tous les coups durs qui lui ont été infligés, reçoive les 615 millions de francs Cfa qu’Adalbert Ndzana lui a volés, et même pas les 105 millions que le Nonce Ariotti avait remboursés pour que le chef d’État camerounais lui remette, et encore moins ordonner qu’Adalbert Ndzana soit entendu au tribunal et jugé. Il a classé cette affaire de vol et de meurtre, comme toutes les autres.
Pourtant, Monsieur Biya s’était engagé auprès du Pape François, lors de son séjour le 17 octobre 2013, à Rome, de régulariser la situation d’Anastasie Faure et de contraindre toutes les parties à lui rembourser les montants exorbitants détournés.

(Images: (1) Paul Biya et le Nonce Ariotti, (2) le Général Amougou Bete Emmanuel, CEMP/PR chargé d’intimider et de tenir Anastasie Faure hors du Cameroun; (3) le repentant Mgr Eliseo Antonio Ariotti, ancien Nonce apostolique corrompu par Adalbert Ndzana; (4) le voleur et criminel Adalbert Ndzana)

source:actucameroun


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