Commerce du bois: La Chine et le Cameroun veulent légaliser leurs échanges

In ECONOMIE

Selon les experts du secteur forestier, la majorité du bois camerounais a pour destination finale la Chine. Mais il n’existe à ce jour aucun texte légal entre les deux pays comme avec l’Union européenne (UE) à travers l’Accord de partenariat volontaire pour la gouvernance des forêts et des échanges commerciaux Apv-Flegt.

Pour remédier à cette situation qui fait perdre au Cameroun plus de 7,5 milliards FCF par an, l’Organisation non gouvernementale (Ong) Trafica produit le manuel de formation sur  la légalité du commerce du bois du Cameroun. Durant trois jours, les acteurs du secteur s’en sont  imprégnés. D’après Denis Mahongol, chargé des programmes forêts et commerce à Traffic, « nous voulons faire un plaidoyer autour de ce manuel avec les différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement.


Dans notre atelier, nous avons les administrations forestières, la société civile et le secteur privé ». Ce dernier précise que Traffic essaie d’appuyer les gouvernements à travers le monde pour pouvoir amener tous les acteurs du secteur forestier à se mettre en conformité avec les lois et réglementations. Ainsi, les experts ont tablé pendant trois jours sur l’élaboration d’un cadre légal efficace en matière d’exploitation forestière sous le patronage du ministère des Forêts et de la faune (Minfof). Plusieurs modules de formation ont conduit à un brainstorming avec pour résultat, une liste de propositions en vue d’améliorer les échanges de bois entre le Cameroun et la Chine. Pour Denis Mahongol, « il fallait s’assurer qu’il peut avoir un lien et un travail qui se fait entre la Chine et le Cameroun pour mettre en place une certaine diligence raisonnée de la part des Chinois rendus en Chine ». La diligence raisonnée explique-t-il, va permettre si elle est mise en place du côté de la Chine de s’assurer que le bois qui entre est légal. Des modifications qui visent à modifier et actualiser le manuel avec la participation d’une quarantaine de participants. Pour l’essentiel, retiennent ces derniers, il fallait à tout prix dénoncer, maitriser les différentes infractions et participer à la bonne gouvernance des exploitations forestières. Une satisfaction, disent les participants, de savoir qu’il y a de plus en plus un engagement du côté chinois de respecter la légalité. Les travaux qui se sont refermés ce vendredi, s’ouvrent à un forum de bois qui se tiendra en Chine au mois de septembre prochain.

Source : Cameroon-Info.Net


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