Hépatites virales : Plus de deux millions de Camerounais atteints

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Selon des experts cités par le journal L’Anecdote, plus de deux millions de Camerounais sont atteints d’une forme d’hépatites, pourtant ignorées du grand public. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 57% des cas de cirrhose du foie, et 70% des cas des cancers primitifs du foie résultent d’une hépatite virale B ou C. Au Cameroun, la plupart des études de prévalence sont réalisées sur des populations sentinelles : personnels de santé, donneurs de sang, pygmées, femmes enceintes. D’après cet organisme c’est donc 12% de la population camerounaise qui est atteinte par l’hépatite B, soir 2 millions d’individus, contre 400 mille personnes atteintes de l’hépatite C.

L’hépatite virale se définit comme une infection provoquée par des virus se développant aux dépens du tissu hépatique. Les virus, une fois inoculés à l’organisme, infectent préférentiellement ou non les cellules du foie aussi appelées hépatocytes. Les cellules infectées se voient alors obligées de participer au métabolisme viral, à savoir fabriquer sans fin des copies du virus en question. L’hépatocyte, gonflé par une production non régulée de virus, finit par exploser.

Il existe plusieurs types d’hépatites dont les plus connues sont A, B et C. L’hépatite A est très fréquente et touche à majorité les jeunes enfants par voie de contamination oro-fécale. La maladie ne donne pas d’immunité croisée avec l’hépatite B et n’évolue pas vers la chronicité. La vaccination donne une immunité durable supérieure à 10 ans. L’hépatite B quant à elle est une maladie fréquente dans le monde, particulièrement en Afrique au Sud du Sahara et en Asie du Sud-Est. Elle se transmet surtout par voie parentérale (seringues, aiguilles, transfusions de sang) et atteint principalement le personnel hospitalier, les hémodialysés, les transfusés et les toxicomanes. Elle peut également se transmettre par la salive, le sperme et donc par contacts sexuels. Il existe également la possibilité d’une transmission mère-enfant. L’hépatite B peut évoluer en hépatite chronique. La vaccination contre cette forme d’hépatite confère une protection qui dure plusieurs années. Pour ce qui est de l’hépatite C, elle évolue souvent sur le mode chronique avec une période d’incubation de 7 à 8 semaines. La transmission se fait essentiellement par le sang : 90 % des cas sont dus à des transfusions, à la toxicomanie intraveineuse, ou à l’hémodialyse. Plus rarement la contamination peut se faire par contact sexuel ou être périnatale chez le nouveau-né. Une hépatite chronique persiste après la phase aiguë dans 50 % des cas, et 20 % de ceux-ci évoluent vers une cirrhose, voire un cancer du foie dans 2 à 6 % des cas.

ENB

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