Thursday, November 22, 2018

Cameroun: A Kousseri, c’est une monnaie étrangère qui est plus utilisée que le FCFA

Assis sous les hangars de fortune, les hommes habillés en gandoura trois pièces et bonnet sur la tête rangent les paquets d’argents toutes devises confondues (CFA, Naira etc). Ce sont des gros billets de couleur verte aux allures négligeables (Naira). Les commerçants Camerounais les perçoivent au Nigeria voisin en échange du FCFA.

«Pourquoi leurs billets sont aussi grossiers ? C’est cette coupure qu’ils appellent naira ?», questionne un commerçant originaire du Sud qui arrive à Kousseri pour la première fois au lieu du change. A un chauffeur de réagir à sa droite: «Oui, c’est l’argent qu’on utilise ici même à Kousseri et au Nigeria. Ça s’appelle, le Naira. Pour mieux faire le marché dans cette ville et au Nigeria, il faut maîtriser cette monnaie sinon, tu es fini».

Selon le récit d’actucameroun, lorsque le visiteur arrive pour la première fois au marché des peaux de bœufs de Kousseri, il est frappé de prime abord par la qualité des hangars sous lesquels se déroule le change de monnaie — ils sont faits à base des Seko (paille séchée). Il y a également la présence massive des hommes en tenue (milice tchadienne) qui dictent leur loi en territoire Camerounais.

En plein marché de Kousseri, ville camerounaise frontalière avec le Tchad, c’est une monnaie étrangère qui est plus utilisée (naira).

«Mêmes les fonctionnaires affectés s’arriment et ne font leurs emplettes qu’avec cette coupure nigériane. Ils sont peu nombreux utilisent le FCFA. Et dans cette transaction flûtant, il y a des périodes où il est en hausse et d’autres au cours desquelles le taux est bien faible. Seules les propriétaires des kiosques du change savent à quel jeu ils jouent.

Les billets de FCFA détruits

Si à Kousseri certains commerçants acceptent le FCFA, dans les villes frontalières au Nigeria (Darrack, Blangoua, Makary, Fotokol, Hile et Halifa), c’est le naira qui est exigé pour tout achat. Les billets de FCFA sont parfois jetés et déchirés. Il a fallu que l’autorité administrative frappe le point sur la table pour mettre fin à cette barbarie.

Leur ignorance envers le FCFA est dû au fait que ces villes sont, pour la plupart, habitées par les Nigérians. Il faut rappeler ici que les localités sus évoquées sont des territoires nigérians rétrocédés au Cameroun, et que c’est le Chef de l’État qui avait demandé que les Nigérians occupant les espaces ne soient jamais chassés de cette île. Raison pour laquelle ils se retrouvent plus nombreux que les Camerounais.

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