Monday, July 22, 2019

Cameroun: Hôpital régional de Garoua – Un trafic de produit coûte la vie à une fillette

Le drame survenu vendredi dernier a amené le Minsanté à suspendre des personnels impliqués.
L’Hôpital régional de Garoua tournait à peine la page de l’épisode de la mort de deux bébés prématurés, que déjà un nouveau cas de négligence vient agiter son actualité. A la suite du scabreux incident survenu au service de pédiatrie, le ministre de la Santé publique a en effet décidé de la suspension de cinq personnels de cette formation sanitaire, pour « négligence et manquement graves à l’éthique et à la déontologie professionnelle », ainsi que « trafic et vente illicite de médicaments au sein de l’hôpital ». Deux fautes combinées qui ont abouti vendredi 10 mai dernier, à la mort d’une fillette de huit mois.

Dimanche matin alors que l’établissement hospitalier est encore sous le coup de l’émotion, l’heure n’est pas vraiment à l’ouverture. La famille de l’enfant décédée ayant porté plainte, une enquête judiciaire a été ouverte, en plus de celle administrative prescrite par le Minsanté. Et après le premier passage des éléments de la police, ce sont des langues rendues méfiantes qui rechignent à se délier. De sources proches du management de l’hôpital, on en apprendra toutefois un peu plus sur les circonstances ayant conduit au drame.

Tout part dans la journée de vendredi, d’une infirmière dont l’identité a été tenue secrète en raison de l’enquête en cours, et qui s’est retrouvée à gérer l’ordonnance de l’enfant de huit mois amenée par sa grand-mère. En dehors du circuit normal de vente des produits via la pharmacie, ladite infirmière décide de leur vendre de l’alcool médical de contrebande.

Problème, cet alcool obtenu sans doute par des circuits parallèles, est conditionné dans un flacon de Métronidazole (forme de Flagyl). Ni la grand-mère, ni l’infirmière ne se donnent la peine d’enlever l’étiquette. Sauf que, dans le reste de l’ordonnance, le même produit a également été prescrit en injection. Et sa contenance est physiquement en tout point, semblable à l’alcool médical acheté plus tôt à l’infirmière.
La suite est facile à deviner. Au moment où l’enfant doit recevoir son injection, la grand-mère s’étant elle-même absentée, une autre infirmière chargée de la lui administrer et ignorant ce qui s’est passé avant, a plutôt chargé la seringue d’alcool et l’a inoculé dans les veines de l’enfant. L’irréparable arrive. La fillette décède presque sur le coup, à la grande douleur des parents, qui ont décidé de mettre l’action publique en mouvement.

Lire l’article original sur Cameroon Tribune.

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