Monday, January 21, 2019

Cameroun: le marché du sexe tarifé en plein essor à Essos

Le marché du sexe tarifé est en plein essor à Essos, un célèbre quartier de Yaoundé connu pour la forte présence des péripatéticiennes.

La chasse que leur lance la police quelques fois ne décourage pas ces femmes d’âge plus ou moins jeune, qui sont attirées par la forte présence des bars dans cette partie de la capitale Camerounaise.

Sur cette avenue, la prostitution masculine a également fait son bout de chemin. Les jeunes hommes mènent désormais une rude concurrence aux filles notamment dans les abords du lieu dit « Camp Sonel Essos » sous le regard impuissant des forces de l’ordre.

À Essos, une quinzaine de maisons closes se succèdent le long de la route qui relie le carrefour « bouts carrés » de Mvog-Ada à la Mobil Omnisports en passant par « l’avenue Germaine ».

« Parfois nous n’avons pas besoin d’aller à l’auberge. Nous pouvons rapidement satisfaire le client sur un carton l’essentiel c’est d’être à l’abri des regards », confie Ntengwa une Camerounaise de 33 ans, originaire de la région du Nord ouest qui dit pratiquer le plus vieux métier du monde depuis environ 15 ans. Ntengwa dénonce « l’hypocrisie » des clients.

« Les mêmes qui font des beaux discours dans les médias sont les mêmes qui nous fréquentent ici régulièrement chaque soir », avoue la maman de 2 enfants de 10 et 8 ans dont elle a confié l’éducation à ses parents. La nuit tombée le ballet incessant des grosses cylindrées et autres véhicules de luxe est interminable en ce lieu. Certains conducteurs de ces véhicules embarquent ou déposent des jeunes filles ou garçons.

Pour Léandre les clients du quartier « Essos » se recrutent dans toutes les nationalités et différentes couches sociales. « Que ce soit les blancs, les arabes et les asiatiques j’ai déjà vu beaucoup de gens qui viennent se soulager ici » avoue Léandre.

Repère des péripatéticiennes

La forte concentration des bars et autres établissements fait du quartier « Essos » la rue de la joie où se recrutent les fêtards de la capitale en toute saison. Ils sont attirés par la jeunesse et la beauté des filles qu’on y rencontre. Les tarifs ne sont pas très élevés. Les professionnels du sexe tarifé qui exercent à Essos pratiquent des prix bas.

« Ici même à 500 FCFA tu peux trouver ton compte. Il y a des élèves, des étudiantes, des employés de bureau et aussi des femmes mariées qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts qui viennent ici chaque soir » raconte goguenard Camille, la vingtaine un sourire aux lèvres qui laisse entrevoir une dent en or.

Pas très éloignées du quartier Bastos réputé chic et réservé à l’élite, les péripatéticiennes d’Essos font des bonnes affaires. « Je gagne parfois jusqu’à 350 mille FCFA par mois, c’est plus que le salaire d’un haut cadre de l’administration », poursuit Camille qui dit retenir les clients grâce à ses prouesses dont elle seule a le secret. Les médias locaux ne parlent pas assez de ce « haut-lieu de la dépravation », alors que le commerce du sexe tarifé se pratique ici au vue de tous et connait une explosion du fait de la pauvreté. Le commerce du sexe tarifé vit une nouvelle ère de la concurrence avec l’arrivée des stripteaseuses dans certains snacks et bars où les filles dansent nues et aguichent les clients.

Une loi non appliquée

Le législateur Camerounais punit la prostitution. Selon l’article 343 (1) du code pénal est punie d’un emprisonnement de six (06) mois à cinq (05) ans et d’une amende de vingt mille (20.000) à cinq cent mille (500.000) francs, toute personne de l’un ou de l’autre sexe qui se livre habituellement, moyennant rémunération, à des actes sexuels avec autrui.

Dans l’alinéa 2, est puni des mêmes peines celui qui, en vue de la prostitution ou de la débauche, procède publiquement par des gestes, paroles, écrits ou par tous autres moyens, au racolage de personnes de l’un ou de l’autre sexe. Pourtant dans les faits la loi n’est pas appliquée.

Conséquence le boom de la prostitution est devenu une aubaine pour de nombreux propriétaires d’immeubles en déliquescence qui ont pu reconvertir leur structure en maison close. Ils louent des chambres aux prostituées et à leurs clients.

Sourcekoaci

video’s

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Stay Connected

16,146FansLike
22FollowersFollow
0FollowersFollow
366FollowersFollow

Latest News

Cameroon: Buea Council grounds taxis in attempt to frustrate ghost towns

The fight by the Buea council to stop ghost town operations in the municipality has taken another twist with about 100 taxis seized by...

Scandale au Port de Douala: 4000 conteneurs sortis sans frais

Un vaste réseau de fraude lié au dédouanement des conteneurs et des marchandises a été démantelé au port de Douala. L’Etat déplore un préjudice...

Economie : la Chine n’a pas annulé sa dette de 3000 milliards FCFA au...

Le gouvernement chinois a par contre décidé l’annulation de 45 milliards FCFA de prêt sans intérêt. Loin des 3000 milliards FCFA annoncé par un média...

Législatives 2019: Paul Eric Kingue devrait quitter la coalition autour du candidat du MRC

Paul Eric Kingue ira certainement aux prochaines échéances électorales avec son parti politique le Mouvement Patriotique pour un Cameroun Nouveau (MPCN). Le directeur de campagne...

Special Criminal Court: a co accused of former Finance Minister collapsed and died in...

A co accused of former Finance Minister Essimi Menye collapsed and died at the Special Criminal Court on Thursday January 17 after suffering from...