Saturday, November 17, 2018

Cameroun: Mimi Mefo placée en garde à vue à la prison centrale de New-Bell

Les autorités camerounaises ont arrêté Mimi Mefo, chef service information et présentatrice de langue anglaise à Equinoxe Tv et Radio, un groupe de presse dont le siège est à Douala la métropole économique du Cameroun.

Mimi Mefo est soupçonnée de « propagation de fausses nouvelles et de cybercriminalité » sur les affrontements entre forces loyalistes et séparatistes armés.

Les milices armées sécessionnistes, sont accusées d’entretenir l’insécurité et l’insurrection dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, majoritairement peuplées des camerounais d’expression anglaise, depuis fin octobre 2016.

Dans un récent article publié par une agence agréée puis repris dans un tweet, la journaliste avait accusé les forces loyalistes d’avoir tué le pasteur américain.

Extrait du tweet de Mimi Mefo: « American missionary Charles Trumann Wesco shot today by Cameroon soldiers near Bamenda, North West Region of Cameroon. He is an Indiana. This is not the first case, soldiers three months back, killed a Ghanaian pastor on pastoral mission in the North West region. Source: CNA

Traduction : « Le missionnaire américain Charles Truman Wesco a été abattu aujourd’hui par des soldats camerounais près de Bamenda, région du Nord-Ouest du Cameroun. Il est originaire d’Indiana. Ce n’est pas le premier cas. Il y a trois mois, les soldats, ont tué un pasteur ghanéen sur la mission pastorale dans la région du Nord-Ouest. »

Selon l’enquête prescrite plus tard par les autorités le pasteur américain est tombé sous les balles des sécessionnistes.

«Les balles retrouvées dans le corps de l’américain sont celles utilisées par les séparatistes », soulignait Didier Badjeck, le porte-parole de l’armée.

La journaliste qui était convoquée ce mercredi 7 novembre devant le commandant en second de la légion de gendarmerie de Douala (Littoral) a été déférée chez le commissaire du gouvernement qui l’a ensuite placée en garde à vue à la prison centrale de New-Bell.

Le syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) a demandé la libération de la journaliste, « en citant sa source, elle n’est coupable d’aucune infraction mieux encore d’infraction militaire. Au pire elle devrait être poursuivie d’un délit de droit commun qui ne requiert pas sa garde à vue », écrit Denis Nkwebo président du Snjc qui recommande aux autorités de libérer la journaliste pour que « le Cameroun ne soit pas traité comme un pays où l’Etat de droit est en recul et les libertés fondamentales bafouées.»

Sourcekoaci

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