Crise anglophone: une école incendiée par les séparatistes ce dimanche

In SOCIETE

De plus en plus, les établissements scolaires privés et publics partent en fumée au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, les deux Régions qui subissent les effets de la crise anglophone.

Ce dimanche 12 novembre 2017, vers 20h, des inconnus ont mis le feu sur le collège Saint Pius de l’arrondissement d’Ekondo Titi, département de Ndian, dans la Région du Sud-Ouest.


A en croire nos sources, les flammes ont consumé une bonne partie du dortoir des filles. Malgré la panique provoquée par cet incendie, les pensionnaires de l’internat pour filles, ont été secourues. Il y a eu plus de peur que de mal. Mais, les dégâts matériels sont importants…

Depuis le déclenchement de la crise socio-politique dans les Régions anglophones, une dizaine d’établissements scolaires ont été incendiés par des mains criminelles « pour en imposer la fermeture par la force » indique la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés qui publié hier le samedi 11 novembre 2017, un communiqué sur la situation tendue au Nord-Ouest et au Sud-Ouest. L’on soupçonne les séparatistes qui réclament l’indépendance des deux Régions anglophones du Cameroun.

« Le droit à l’éducation à la protection duquel participaient la plupart des victimes de la barbarie obscurantiste des terroristes séparatistes est notamment garanti par la Constitution camerounaise du 18 janvier 1996 qui dispose, en son Préambule (18e tiret) que : « L’Etat assure à l’enfant le droit à l’instruction. L’enseignement primaire est obligatoire. L’organisation et le contrôle de l’enseignement à tous les degrés sont des devoirs impérieux de l’Etat ». Ce droit est également consacré dans de nombreux instruments juridiques régionaux et internationaux ratifiés par l’Etat du Cameroun. Ainsi, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples pose, à l’alinéa 1er de son article 17, que « [t]oute personne a droit à l’éducation ».


De même, l’alinéa 1er de l’article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels stipule que les « Etats parties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à l’éducation. Ils conviennent que l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et du sens de sa dignité et renforcer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Ils conviennent en outre que l’éducation doit mettre toute personne en mesure de jouer un rôle utile dans une société libre, favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux, ethniques ou religieux et encourager le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix » rappelle la CNDHL.

source:cameroon-info



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