Monday, July 22, 2019

Désormais installé à l’étranger, le journaliste Michel Biem Tong annonce la reprise de son combat contre le régime de Yaoundé

 

Le promoteur du site Internet hurinews.com promet de “tout déballer” le lundi 10 juin 2019 au cours d’une communication “en direct” sur Facebook.

« Live show ce lundi 10/06 à 16 h (heure de Yaoundé) sur ma page/je suis de retour. 6 mois après ma sortie des geôles de la dictature du pouvoir de Yaoundé, j’ai décidé de rompre le silence et de tout déballer ». Voilà en quels termes le journaliste camerounais Michel Biem Tong annonce la reprise de son activité épistolaire sur Facebook. Il le fait parce qu’il croit qu’il ne risque pas des représailles car désormais installé loin du Cameroun, probablement en Afrique de l’Ouest d’où il s’est fait prendre en photo il y a quelques semaines.

Le promoteur du site internet spécialisé sur les droits de l’homme hurinews.com compte parler au cours de son direct des raisons de son silence suite à sa sortie de prison et de son départ du Cameroun. Il prévoit de revenir sur la situation des détenus politiques du MRC, les arrestations du lanceur d’alerte Paul Chouta et de l’homme politique Geroges Gilbert Baongla.

Il accordera du temps à la Brigade anti Sardinard et à ses actions contre le pouvoir de Yaoundé et s’étendra sur les moyens de l’implanter au Cameroun. Des messages « aux ONG et à la communauté internationales au sujet des causes réelles et les solutions à apporter à la crise anglophone » sont aussi au programme de ce « direct ». Ainsi qu’ « un coup de gueule à deux agents de Lucifer qui m’ont pourri l’existence.»  Michel Biem Tong promet d’être « également très amer vis-à-vis de certains journalistes camerounais et responsables du Syndicat national des journalistes camerounais pour leur danse macabre autour de mon affaire ». Il annonce que le « live show sera interactif ».  Et attend déjà les  « questions et contributions » des Internautes.

Michel Biem Tong est un journaliste engagé qui a pris la défense des prisonniers de l’ « opération épervier » emprisonnés par le régime de Paul Biya pour prévarication de la fortune publique. Il trouve qu’ils sont plus qu’autre chose des « prisonniers politiques » victimes de ceux qui veulent les écarter de la course à la succession de l’actuel président de la République du Cameroun. Lorsqu’éclate la crise anglophone en 2016, l’ancien étudiant de l’université de Ngaoundéré affiche sa sympathie pour les populations anglophones en colère contre les dirigeants camerounais.

Le 23 octobre 2018, il est arrêté et détenu au Secrétariat d’Etat à la défense. Il sera accusé d’apologie du terrorisme puis jugé par le tribunal militaire et transféré à la prison centrale de Yaoundé Kondengui. A la suite d’une mesure du président Paul Biya, les poursuites engagées contre lui seront abandonnées et il se verra libéré en compagnie de 288 autres détenus le 14 décembre 2018.

SourceCIN

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