Tuesday, June 18, 2019

‘Paul Biya est un champion, il ne peut pas être le problème du Cameroun’

C’était dans une interview accordée à la chaine de télévision internationale Canal 2 le 16 avril 2019, Grégoire Owona, le ministre du Travail et de la Sécurité Sociale s’est exprimé sur la question d’alternance au pouvoir au Cameroun; la rédaction vous retranscrit les temps forts de cette interview.

Ces derniers temps, il y’a une résurgence des débats sur la transition politique au Cameroun, quel est l’accueil que vous faites de ce débat ?

L’alternance peut se décliner par le changement des hommes ou par le changement de système. je crois qu’en ce moment, nous sortons d’une élection présidentielle où il est clairement établie que le Président Biya a gagné les élections, et qu’il est en poste pour les six années et demie restante…

Au regard de l’environnement international, de l’actualité au Soudan, mais également en Algérie, est ce que vous n’avez pas l’impression qu’aujourd’hui, le problème c’est Paul Biya?

Notre champion ne peut pas être le problème. Il est loyal envers son pays, il est démocrate convaincu et convaincant. Il garantit aujourd’hui la stabilité des institutions par tout ce qu’il a fait. Il est très bien reconnu non seulement sur la scène internationale, mais également par la majorité des camerounais qui lui ont encore donné 71% au suffrage. Il est disponible au dialogue. Il ne peut pas être le problème, il est tout simplement la solution pour qu’on puisse continuer.

Est-ce qu’en l’état actuel des choses, vous avez l’impression que toutes les conditions sont réunies pour qu’une transition se déroule au Cameroun de façon pacifique ?

Toutes les conditions pour une alternance paisible sont réunies au Cameroun. Mais à condition d’accepter les institutions, d’accepter la compétition, à condition de pouvoir proposer aux camerounais ce qui est bon… Nous avons un Conseil Constitutionnel qui doit superviser et proclamer les résultats des élections, nous avons une institution (ELECAM) qui organise les élections, nous avons des lois qui fonctionnent bien et nous avons aussi des partis politiques qui concourent à l’expression du suffrage… Nous avons une armée républicaine et professionnelle. Je le dis pour le dénoncer parce que, ce qu’il faut craindre demain, c’est que quelqu’un sorte de la brousse avec des machettes et des fusils pour prendre le pouvoir par la force. C’est ce qui amènerait un certain désordre… Nul n’est éternel.

Est-ce que vous avez quelque chose que vous aurez voulu dire et que vous n’avez pas pu dire ?

Je souhaite que tous les camerounais continuent d’aimer leur pays, que les camerounais se remobilisent encore davantage pour que toutes les partis du Cameroun retrouvent la paix et la sérénité. Parce que les choses dépendent des camerounais et non pas de ceux qui nous souhaitent l’expérience du Soudan. Mais j’aimerai leur demander, là où les gens qui nous poussent à faire n’importe quoi ont été, qu’est ce qui a changé et qu’est ce qui va mieux là-bas ?

SourceCIN

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