Saturday, November 17, 2018

Prestation de serment: Maurice Kamto force l’admiration des Camerounais

Le premier épisode du feuilleton de l’élection présidentielle qu’il a dominé de sa haute stature, c’était l’ouverture de sa campagne électorale à Douala en septembre. Le sous-préfet de Douala 4ème, avait pris sur lui d’interdire le meeting de campagne électorale de Kamto dans cet arrondissement de la capitale économique du Cameroun qui a accueilli ces derniers mois la vague majoritaire des anglophones fuyant la guerre de sécession dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Il savait que Maurice Kamto tenait à s’adresser à ces victimes de l’oppression du régime Biya. Faisant fi de cette obstruction de l’autorité administrative, le candidat du MRC et d’une coalition de partis politiques en avait fait fi, et avait tenu son meeting au lieu dit, en proclamant que personne ne pouvait lui interdire de se réunir avec ses sympathisants là où il le veulent. Le meeting fut d’ailleurs une réussite totale.

La fois suivante, ce fut quand il parvint à obtenir le ralliement à sa candidature de l’un des candidats les plus en vue à l’élection présidentielle, Me Akere Muna, alors que personne ne croyait plus à l’éventualité du désistement de l’un des candidats de l’opposition en faveur d’un autre. Or pour qu’un homme aussi rigoureux qu’intègre comme l’est Me Muna soutienne un homme politique, il faut que celui-ci ait montré patte blanche en termes de valeurs positives.

Le troisième épisode, relève quant à lui de l’inédit. Grâce à un mécanisme de compilation des résultats de l’élection que le régime qui ne tire sa légitimité que de la fraude électorale n’avait pas prévu, Kamto était entré en possession des relevés de plus de 85% des procès-verbaux des élections quelques heures seulement après la clôture des opérations électorales dans les bureaux de votes qui le donnaient vainqueur avec près de 40% de suffrages favorables si la Commission de recensement des votes prenait en considérations les résultats des votes dans les localités où la fraude électorale perpétrée par les agents du candidat président sortant, et plus de 50% si ladite commission devait se faire violence pour une fois et invalider les résultats des bureaux de votes où la fraude électorale au profit de Paul Biya avait été des plus criantes. Le lendemain du scrutin, il proclamait sa victoire en affirmant dans un bref discours devant la presse nationale et internationale, avoir tiré avec succès le pénalty dont la charge lui avait été confiée par le peuple camerounais. Plus d’une semaine durant, cette déclaration fit la source de toutes les peurs du régime impopulaire en place qui suscita contre Kamto, toutes les pleureuses analphabètes bardées d’agrégation de droit qui peuplent son harem, et pour finir, les idéologues de la propagande tribalo-génocidaire qui se mirent à transférer sur la personne de Kamto, le cancer de l’ethnofascisme qui les ronge, au risque de provoquer une guerre civile. En réaction, Kamto évita soigneusement le piège en recommandant sagesse et pondération dans le discours à ses partisans.

Il écrira de la merveilleuse manière le quatrième épisode en électrisant le Conseil constitutionnel lors de l’examen du contentieux électoral, où ses brillants avocats, dont son allié, Me Akere Muna et autres Me Simh, auront ébranlé considérablement cette cour à la solde du président sortant et mis à nu les manigances du système électoral camerounais. Que toutes ses requêtes aient été jugées « irrecevables » et rejetées par ce Conseil Constitutionnel très prévisible n’a nullement entamé l’aura et la crédibilité de Kamto et de son camp dans l’esprit des Camerounais qui l’ont finalement adopté.

Puis, alors que le régime croyait l’avoir finalement muselé avec son discours vide de sens de la soi-disant des « décisions du Conseil constitutionnel insusceptibles de tout recours » dans un pays où tout le monde sait que l’injustice est la chose la mieux partagée par la justice aux ordres, Maurice Kamto prenait le contrepied dudit Conseil Constitutionnel qui venait de proclamer Biya élu contre tout bon sens, en lançant le Programme National de résistance contre le hold-up électoral dont l’écho retentit encore aujourd’hui, même à l’étranger, où les Camerounais de la diaspora portent haut dans les oreilles de la communauté internationale qui continue d’attendre hypocritement que le Cameroun ait complètement brûlé pour venir jouer au pompier alors qu’il est encore temps de circonscrire le pire, les cris de détresse d’un peuple martyrisé par l’une des dictatures reptiliennes les plus féroces d’Afrique.

Mais ce cinquième épisode n’était pas le dernier.

En effet, malgré les menaces de répression terrible qu’à lancées à son encontre les sécurocrates du régime, dont le fauteur de guerre civile de ministre de l’Administration territoriale Atanga Nji et son collègue de la Communication, Issa Tchiroma, Maurice Kamto qui sait qu’il ne faut jamais mendier sa liberté, et que celle-ci n’est jamais accordée par personne, qu’on doit l’arracher, même en disant seulement sa dernière volonté sur la chaise électrique, a bravé le risque en initiant mardi, comme il l’avait annoncé, une marche de la résistance dont il a pris la tête à Yaoundé, alors que la ville était encerclée par l’armée et la police, placées là justement pour réprimer cette marche qui allait constituer une note dissonante sur la cérémonie de prestation de serment de Paul Biya ce jour-même.

Il a certes été arrêté avec une bonne vingtaine de ses camarades, alors que selon certaines informations parvenues à Cameroonvoice, il commençait à prêter serment.

Mais l’histoire retiendra qu’en 2018, un homme politique qui n’avait qu’une seule tête et quatre membres comme tous les hommes ordinaires, avec à ses côtés, des compatriotes prêts à tous les sacrifices pour qu’un jour, les Camerounais, y compris les oppresseurs d’aujourd’hui, savourent le sel de la liberté et de l’Etat de droit pour tous, s’est élevé résolument contre une dictature implacable dont on retient du discours de prestation du chef que les anglophones qui ont pris le chemin du crime pour lutter contre l’oppression, n’ont pas d’autre choix que celui de lui faire allégeance ou de subir les atrocités de son armée dont il a passé les éléments par la machine à laver les cerveaux.

Pour le journaliste camerounais en exil, Boris Bertolt, « Un leader est né. Le Cameroun a désormais un opposant à Biya. »

« Thank you god » (Dieu merci), conclut-il..

Maurice Kamto Serment Yaoundé

Maurice Kamto – dailynewscameroon

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