Tuesday, August 20, 2019

Sissiku Ayuk Tabe veut donner sa vie pour l’Ambazonie

Le président de l’Etat virtuel d’Ambazonie l’a déclaré au cours d’un entretien accordé à une chaîne de télévision internationale.

Ce jeudi 16 novembre 2017, la chaîne de télévision française France 24 a diffusé un reportage intitulé « Cameroun : l’Ambazonie, la République fantasmée des séparatistes anglophones ». Le récit de Patrick Fandio, journaliste français d’origine camerounaise, fait parler une victime des violences nées des revendications des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Aline, 14 ans, touché à l’œil droit à Kumbo (Sud-Ouest) lors des manifestations du 01er octobre, plante le décor d’une agressivité motivée par la volonté ferme d’obtenir la sécession souhaitée par une partie des ressortissants des régions anglophones du pays.

Le reportage diffusé sur la chaîne française donne alors la parole à un sécessionniste exacerbé. Vincent Jumbam défend les idéaux et surtout les couleurs de l’Ambazonie.

Interviewé à son domicile, l’activiste, entouré des drapeaux du pays virtuel, défend que « nous devons avoir notre propre armée qui devra prendre en charge nos affaires. Ici, dans nos communautés, nous nous tenons aussi prêts à toute éventualité. Nous n’attendons plus que des instructions. Nous avons toujours la République du Cameroun sur notre territoire. Nous devons examiner toutes les possibilités pour les chasser de chez nous pour que nous puissions gérer notre économie, gérer nos administrations et nous occuper de nos propres affaires ».

Ces instructions dont parle Vincent Jumbam, les partisans de la sécession du Cameroun les attendent de Sissiku Ayuk Tabe, qui se présente comme « le président de la République fédérale d’Ambazonie ».

L’homme contre lequel l’Etat du Cameroun vient d’émettre un mandat d’arrêt international abonde dans le sens de Vincent Jumbam et promet : « Nous allons nous séparer. Nous avons retrouvé notre indépendance. Nous n’allons que discuter des termes de notre cette séparation et puis nous allons bâtir un pays magnifique que je vous invite à venir voir dans quelques années pour que chacun puisse être témoin de ce que nous disons aujourd’hui ».

Pour parler de son engagement, Sisiku Ayuk Tabe prévient que l’option militaire n’est pas à exclure dans sa quête pour la séparation des deux régions anglophones du reste du Cameroun.

« C’est une option, oui. C’est la lutte pour laquelle je suis prêt à vivre, je suis prêt à combattre, je suis prêt à mourir…», conclut le leader anglophone, que Patrick Fandio est allé chercher au Nigeria.

Journalducameroun

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