Tuesday, August 20, 2019

Une enquête révèle le montant de l´investissement de la diaspora

Les fonds transférés de la diaspora ont toute une histoire. Le Cameroun s’intéresse à l’origine et à l’usage de ces fonds. C’est le sens de l’enquête menée du 30 juillet au 30 août dans trois villes du pays : Bafoussam, Douala et Yaoundé. Le rapport de cette enquête a été rendu public hier, lors d’une cérémonie organisée au ministère des Relations extérieures et présidée par Naomie Mikel Begala, directrice des Camerounais de l’étranger, des étrangers au Cameroun, des réfugiés et des questions migratoires, en présence du chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Cameroun, Dr Boubacar Seydou.

Des chiffres à retenir de ce rapport. D’abord l’échantillon étudié : 1472 personnes interviewées. Trois établissements bancaires et de micro-finance : Afriland First Bank, Acep Cameroun et La Régionale. Après collecte des données sur le terrain, l’enquête révèle que les personnes qui reçoivent le plus ces fonds de la diaspora sont de sexe masculin et d’âge compris entre 20 et 35 ans. De même, ce sont majoritairement les personnes sans profession qui reçoivent ces fonds (27,5%), contrairement à celles ayant des professions intellectuelles (14,8%).

Autre révélation, les bénéficiaires de cet argent sont pour l’essentiel, originaires de l’Ouest (40,8%) et du Centre (22,8%). Les fonds transférés proviennent principalement de la France (31,6%) et des Etats-Unis (12,2%). Les pays africains qui viennent en tête sont principalement la République démocratique du Congo (2,1%), la Côte d’Ivoire (1,9%) et le Gabon (1,6%). Cet argent est destiné à la consommation courante des ménages (43%), à l’assistance pour un événement (25%), très peu à un investissement productif (13%) et presque pas pour l’épargne (1%).

Aujourd’hui, l’organisation internationale pour les migrations développe un programme visant à former les personnes bénéficiaires de ces fonds à devenir autonomes. Pour la phase pilote, ils envisagent de sélectionner 50 familles pour en bénéficier. Le concept consiste à les former à faire un usage judicieux des fonds reçus et surtout, d’apprendre à pêcher plutôt qu’à recevoir du poisson. Pour ce faire l’OIM relève que la formation sera gratuite et les projets à développer seront essentiellement financés par la diaspora.

« L’espoir, c’est que ces fonds soient mieux canalisés dans des secteurs productifs », a relevé Dr Boubacar Seydou. En effet, l’étude révèle qu’une importante proportion des bénéficiaires de fonds se reconvertit dans le commerce, les activités agricoles, l’immobilier et les formations qualifiantes, entre autres. En cas de cessation de l’envoi régulier de ces fonds, 18,6% des enquêtés auraient du mal à joindre les deux bouts tandis que 8% vivraient dans une précarité sévère .

Sourcecamer.be

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